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Histoire de la clarinette

Publié le 8 février 2012

clarinette

Une partie de la famille de clarinette. De gauche à droite : clarinette Basse, clarinette en La, clarinette en Si b, clarinette en Mi b. La famille comporte aussi le corps de basset et la clarinnette Alto(non illustrés) qui sont des instruments de grande taille au son grave.

Son Origine

Dans l'antiquité, les Egyptiens utilisent l'arghoul, un instrument qui présente les mêmes caractéristiques fondamentales que la clarinette : anche simple et tuyau de perce cylindrique. Au Moyen-Age, en France, on trouve le chalumeau. Il n'a pas de pavillon, n'a que neuf trous (donc une échelle sonore réduite) et l'anche, enfermée dans une sorte de boîte, n'est pas en contact avec les lèvres.

Les étapes de sa transformation

  • 1690 : à Nuremberg (Allemagne), J.C. Denner perfectionne le chalumeau. Il remplace la boîte enfermant l'anche par un bec sur lequel l'anche est fixée par une ligature. Il ajoute un pavillon pour améliorer la sonorité des notes graves. Il ajoute la "clé de 12", ce qui prolonge la tessiture dans l'aigu. Sa sonorité éclatante rappelant la petite trompette (clarino), Denner l'appelle la clarinette. Elle est en buis et n'a que deux clés. Les cinq concertos de J.M. Molter sont les plus anciens que l'on connaisse. Ils ont été écrits de 1743 à 1747.
  • De 1760 à 1791 le fils de Denner, J. Beer et J.X. Lefèvre ajoutent respectivement une 4ème, une 5ème et une 6ème clé.
  • 1812 : Ivan Müller présente une clarinette à 13 clés.
  • 1839 : Hyacinthe Klosé et Louis-Auguste Buffet adaptent à la clarinette le système d'anneaux mobiles de Théobald Boehm.

Depuis, la clarinette n'a connu que des améliorations de détail. Les clarinettistes ont d'abord joué l'anche sur le dessus. La position anche dessous s'est généralisée vers la fin du XVIIIème en Allemagne, vers 1830 en France et en Angleterre et seulement à la fin de la 2ème guerre mondiale en Italie.
En raison des grands problèmes d'intonation, on a construit des clarinettes dans presque toutes les tonalités. Parmi les 27 versions recensées, ce sont celles en Sib et en La qui se sont imposées grâce à la qualité de leur timbre et à leur facilité d'intonation.

Ses différentes utilisations

A l'orchestre symphonique, en musique de chambre, en soliste, dans l'orchestre d'harmonie où la famille des clarinettes remplace celle des cordes, dans la musique populaire de nombreux pays et dans le jazz.

Compositeurs et clarinettistes

De nombreux compositeurs ont écrit pour de grands clarinettistes : Mozart pour A.Stadler, C. Stamitz pour J. Beer, L. Spohr pour S. Hermstedt, C.M. von Weber pour H. Baermann, R. Schumann et J. Brahms pour R. Mülfeld, Debussy pour P. Mimart, Saint-Saëns pour A. Perrier, Honneger et Milhaud pour Cahuzac, Poulenc pour Benny Goodman.

Quelques virtuoses

Cyrille Rose, Ulysse Delécluse (professuer au CNSM de 1948 à 1978), Guy Deplus (son successeur), Michel Arrignon (le professeur actuel), Sabine Meyer, Karl Leister, Thomas Friedli, Guy Dangain , Paul Meyer et beaucoup d'autres...